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Présages wi-fi de rentrée

Fin du grand break de l’été – saison toujours synonyme de coma sur le front du rock’n'roll à Bordeaux. En tout cas tant qu’un grand festival estival ne se sera pas imposé (justifié ?) dans la cité.

Détail utile pour communiquer par internet, j’ai enfin réussi à débrancher le câble poussif qui tentait cahin-caha de me relier au réseau. Mon nouvel opérateur me fait des promesses de “liberté”, nous verrons bien. En tout cas, voilà le mot de code qui s’affiche sur le cadran du boîtier électronique pour signifier que tout va bien côté connexion :

Freebox OK

Eh oui, rock’n'roll. Faut-il y voir un signe ?

7 septembre 2007 - 1 commentaire
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Bordeaux-Paris

Pas souvent au rendez-vous, me direz-vous. Et vous aurez raison.

Pas très convivial comme entrée en matière me direz-vous. Et vous aurez raison.

Ce n’est pas que le contenu pour alimenter le blog ait manqué, c’est que privé de sa connexion internet, ce qui a été mon cas pendant ce long laps de temps, difficile de se raccrocher à la blogosphère.

Fatigué de me ruiner à 0.32 centimes d’euro la minute avec un “technicien” de Numéricâble ne proposant que la résiliation comme solution au silence numérique, je décide de me détendre avec ce que je trouve de mieux sous la main : de bons groupes locaux.

Ce ne sont pas des “pronostics”, mais voici selon moi deux groupes locaux dont on devrait causer à la rentrée : Carabine, et Calc.

Carabine n’ont pas encore sorti d’album, mais ils commencent à se faire une bonne réputation live. Dès septembre/octobre, ils devraient commencer à accéder à de grandes scènes et de bonnes premières parties. Allez les voir si vous en avez l’occasion. Ce duo a réussi à faire rentrer dans le même mixeur toute la culture rock d’une sorte de discothèque idéale, mauvais goût assumé compris. C’est groovy, moderne, avec un côté bête et méchant qui fait qu’on ne risque jamais de confondre le vrai rock’n'roll avec,au hasard, le jazz. Bon. Ca fait penser à The Film en salement plus destroy. C’est le Téléphone des années 2000,mais ne le répétez pas à Nagui. Gardez ça pour vous.

Carabine n’ont pas encore fait de disque,mais ceux qui ont suivi dans la salle devraient savoir que de nos jours les labels ne se bagarrent plus trop pour signer de nouveaux trucs. M’est même avis que les quelques groupes locaux qui fonctionnent (du calibre de Eiffel, Hurlements d’Léo…) ne devraient pas tarder à se voir remettre leurs contrats étant donné la berezina générale.

Allez donc écouter Carabine sur leur page MySpace : http://www.myspace.com/carabine


Photo (Gw) : Carabine au BT59, en février 2007


Calc, eux, ont déjà sorti quelques albums, et le prochain devrait être dans les bacs (et sur les serveurs Soulseek) en septembre. J’ai eu le privilège d’écouter les nouveaux titres sortis du studio : s’attendre à du très bon.

Par ailleurs, Adam Keshser devraient faire parler d’eux au niveau national, mais adieu l’étiquette bordelaise : les garçons viennent de déménager à Paris – dans le but justement d’être plus près du nerf de la guerre du succès.

Bon allez, soyons un peu chauvin. Décrétons que les groupes qui sont monté à Paris et qui ont du succès sont toujours bordelais, et oublions tous ceux qui s’y cassent les dents.

16 juillet 2007 - Aucun commentaire
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Bordeaux Rock(s) - suite

Mais non, pas de méprise. Nulle descente en flammes de l’ouvrage “Bordeaux Rock(s)” dans ces posts. Comme on dit en anglin (qui est au franglais ce que le français est au latin, ou l’inverse, en tout cas au latin de cuisine, ou kitchen-latin) : “it’s more of a bene amat bene castigat thing, get it ?”

Well, si je devais établir mon Bordeaux Rock Top 10 de fin de saison, pas de lézard, le livre en ferait partie.

Vous savez, avec ce genre de bouquin, c’est un peu comme dans les westerns : c’est le premier qui dégaine qui a gagné – ou en tout cas, celui qui fixe les règles du jeu.

On attend maintenant l’édition corrigée, enrichie et augmentée (encore plus difficile à braquer). Ou en tout cas quelque chose comme un site internet interactif pour que chacun puisse apporter sa contribution, sa petite anecdote ou sa petite photo.

Allez, pour clore le sujet, ci-après le verbatim d’une petite interview que j’avais faite de Denis Fouquet, l’auteur du livre, sur les ondes de Radio Nova Sauvagine à l’occasion de l’Escale du Livre (entretien publié par la suite dans Clubs&Concerts en mai dernier) :

Longtemps annoncé, longtemps repoussé, le livre “Bordeaux Rock(s)” est enfin disponible en librairie. Le bouquin est un bel objet, un bel album, à l’iconographie riche et surprenante.”C’est l’histoire de tous les gens qui ont façonné la contre-culture rock, et plus tard la culture rock”, explique l’auteur Denis Fouquet, aventurier à la recherche du fil conducteur de l’histoire du rock bordelais.

“L’ouvrage devrait aller à l’encontre de certaines idées reçues, prévient Denis Fouquet. Le rock’n'roll à Bordeaux ne commence pas en 1977, mais en 1961. Jusqu’à 1967, c’est la préhistoire, avec un groupe comme les Caleçons Longs, qui fait écho aux Chaussettes Noires. C’est l’époque des sous-vêtements. Le rock est proche du balloche. On va au concert de rock surtout pour danser. L’époque pop s’étale ensuite jusqu’en 1976, avec une scène très rock prog. Le punk rock apparaît à l’occasion des festivals de Mont-de-Marsan, en 76 et en 77. Le punk venait d’être banni en Angleterre, donc une bonne part des groupes anglais débarque à Mont-de-Marsan. Pour la deuxième édition en 1977, le festival a été un carton, avec tout Paris qui débarque, et aussi tout Londres, en bus spécialement affrétés. En 77-83, Strychnine apparaît comme un groupe charnière et séminal pour toute une scène et tout un public. En 82 et 83 il y a deux festivals rock d’ampleur nationale à Bordeaux qui sont Les Boulevards du Rock. Suit l’époque des fameux groupes en St, dont les Standards. Et parmi les groupes qui se détachent par la suite, il y a bien sûr Camera Silens, et deux autres, pas totalement inconnus non plus, qui sont Gamine et Noir Désir… Ce sont les deux premiers groupes à faire parler de Bordeaux comme ville rock. Les années 90 sont celles de l’explosion. La scène est de plus en plus colorée Noir Dé depuis la fin des années 80, avec des groupes comme Mush, les Wet Furs, Edgar de l’Est ou encore les Straw Dogs qui forment une famille. Une famille de potes encore plus qu’une famille musicale, comme le montre l’expérience du B.U.L.B. entre autres (Bordeaux Underground Local Bands). On ne pourra pas faire à Noir Désir le reproche de ne pas avoir joué le rôle de moteur pour les groupes locaux ! A côté de cela il y a Belly Button, Dèche Dans Face, Mary’s Child… toute une explosion alternative et novatrice qui a définitivement marqué la singularité bordelaise en terme de créativité.”

Un regret, Denis ? “Oui : Kid Pharaon, que je n’ai pas réussi à rencontrer. J’ai écrit sur lui sans avoir pu l’approcher en personne.”

Et sans doute quelques rencontres particulièrement bonnardes ? “Je citerai le groupe Spina, une grosse rencontre. Je pense qu’il y aurait un ouvrage entier à faire sur eux. Et aussi Paco de Gamine, qui revenait de Goa en tongs avec son sitar et qui m’a refait l’histoire de la fin de Gamine avec beaucoup d’anecdotes “sex drugs & rock’n'roll”. Sans oublier Vincent Marco, figure emblématique de Rwa et Krümel Monster, étrange personnage, insaisissable et passionnant… Quand j’ai pris l’affaire en main début 2002, alors que j’étais en stage à la Rock School Barbey, je ne pensais quand même pas que ça prendrait cinq ans de ma vie ! J’ai interviewé entre 600 et 700 acteurs de cette histoire-là. J’ai préféré arrêter de chiffrer le nombre d’entretiens…”

Bordeaux Rock(s), éd. Castor Astral, 45 €

17 juin 2007 - 2 commentaires
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Hello

Pour un premier post, je pensais commencer par quelques mots de présentation.

Mais comme je suis en train de parcourir le big book Bordeaux Rock(s), je vais laisser faire le numériseur :

Bordeaux Rock(s)

La notice ci-dessus est donc extraite du livre Bordeaux Rock(s), environ 500 pages consacrées, comme le nom l’indique, à l’histoire du rock bordelais.

J’avais été en contact avec l’auteur et l’éditeur pour être co-auteur du bouquin mais avais retiré mes billes

1) pour des raisons de thunes (c’était payé 3 cacahuètes)

2) pour des divergences, disons, “méthodologiques” avec l’auteur.

Rien de grave.

Le livre a de la gueule, il est gros et costaud, et fera sérieux sur vos étagères.

Les parties consacrées aux années 60, 70 et 80 sont consistantes et enrichissantes, quoi qu’ayant tendance à privilégier l’anecdote.

La partie traitant des années 90 (celle que je connais le mieux, en ayant été un acteur multicartes) est hélas beaucoup plus faible. Pas mal d’erreurs factuelles, et des oublis de taille, qui trahissent le défaut de vue d’ensemble de l’auteur. Je pense par exemple aux F.O.C.U. (Forum Ouvert des Musiques Actuelles), la meilleure démonstration à mes yeux de l’hyperactivité de l’époque et de l’interaction entre groupes, vidéastes, presse parallèle, labels, artistes, etc.

L’encadré consacré à ma modeste personne navigue aussi quelque peu à vue. J’espère que les autres acteurs sont traités avec plus de rigueur.

Okay, j’argumente un chouïa : je suis présenté comme un rédacteur de fanzines, certes, mais à Bordeaux mon activité principale et constante a quand même été la radio.

Sur Radio Campus puis sur Radio Sauvagine jusqu’à y animer une quotidienne. Ca m’a pris bien plus d’heures d’investissement perso que les zines !

Et quitte à parler des zines, autant ne pas oublier le plus important d’entre-eux, Abus Dangereux, non ?

Et quitte à se concentrer sur les années 90, plus que les zines, mon activité principale aura quand même été le management et le développement de groupes, Belly Button et Deche Dans Face pour les Bordelais. Et l’investissement au sein du collectif Bad Karma (j’étais secrétaire de l’asso).

Et quid des “revirements imprévus” ? Le fait d’avoir été président de l’asso Zoobizarre (le lieu qui est actuellement l’Heretic) ? De jouer dans des groupes de punk ou de hardcore ? Le fait d’écrire dans Spirit ou Clubs&Concerts ? Le fait de bosser à Barbey comme chargé de prod ? Le fait d’avoir créé la Turbojugend Bordeaux ? Le fait d’avoir été invité à tenir un blog Sud Ouest ?

Quant à la photo, vous aurez peut-être remarqué qu’elle a été chipée au visuel de la campagne de pub de Radio Sauvagine de l’automne 2006, un nouveau hors sujet total par rapport à la “focalisation 90’s” – pas grande ressemblance avec l’époque des tournées Belly, de la Skate Core Party ou du Phyllox …

Pour ne pas rester sur un embryon de polémique tout à fait stérile, permettez-moi de répondre à la question : vous conseillerais-je d’acheter le livre Bordeaux Rock(s) ?

Réponse : oui, plutôt que de le voler. Etant donné sa taille, vous avez toutes les chances du monde de vous faire gauler par les vigiles.

13 juin 2007 - 2 commentaires
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